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Tango Passion Gap

Pour découvrir et pratiquer le tango argentin dans les Hautes-Alpes. A Gap, à Neffes, à Pelleautier, à La Romettine, l'association Tango Passion vous propose des cours réguliers, des stages, des pratiques, des milongas, des soirées latino festives toute l'année.

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La rubrique de Guy et Géraldine M. (numéro 2)

Suite

I Codes et savoir vivre au BAL  et dans une

MILONGA

Quelques rappels......

 

***Évitez les mouvements amples et évitez de projeter vos pieds vers l'arrière quand la piste est pleine de monde,

***Ne pas se lancer dans une démonstration si l'espace est restreint, contrôler ses déplacements,

***S'excuser lorsque l'on bouscule quelqu'un ou que l'on malmène son ou sa partenaire,

***Respecter l'ambiance générale du lieu, la musique, le plaisir et la concentration des pratiquants,

***Sauf accord mutuel entre personnes qui se connaissent, on n'arrête pas la danse avec un(e) inconnu après un seul tango : l'attitude est offensante,

***Ne pas "planter" son ou sa partenaire sur la piste sans explication ou un mot aimable, même si la prestation fut un véritable "calvaire",

***Eviter de promettre des danses à tout le monde et oublier ensuite, 

***Ne pas accaparer "sa" cavalière : le bal est un espace social, pas une juxtaposition d'égoïsmes,

***Ne pas faire les présentations ou raconter sa vie pendant la danse,

***Ne pas monopoliser la piste : on ne "fait" pas du tango comme on fait du footing. Celui qui reste sur la piste pendant trois heures n'aime pas vraiment la danse ; il a plus besoin d'agitation corporelle. C’est la connexion qui a de la valeur.Le vrai danseur choisit sa musique, sa partenaire, parfois l'une en fonction de l'autre, et va vivre un ou plusieurs tangos : il les déguste.

Ceci a en plus l'avantage de laisser la place aux autres.

On peut ne pas adhérer complètement à cette façon de voir. Bien sûr, il y a une distinction entre celui qui consomme tout ce qui passe et le gourmet qui agit avec plus de discernement et préfère les « meilleurs plats », mais n’oublions pas qu’ils aiment tous les deux s’alimenter! Chacun à leur façon. Tant qu’ils respectent les usages de la circulation sur la piste, pourquoi les gens devraient-ils s’empêcher de danser toute la nuit si c’est ce qu’ils veulent?

  • etc, etc, etc …

 

Pas de délit de fuite!

Des accidents, ça arrive. Peu importe à qui revient la faute; il est simplement civilisé de s’excuser et de s’assurer que la personne concernée n’est pas blessée.

 

**Les excuses.

Malgré toutes les précautions que l’on peut prendre et comme dans toute activité de groupe, il arrive qu’un incident se produise. C’est le cas notamment d’une collision plus ou moins forte entre danseurs.

Il appartient au danseur qui a bousculé quelqu’un de s’excuser. Il y a deux manières de le faire :

 

  • Sans interrompre la danse, on peut faire un signe de la main ou un geste qui montre que l’on s’excuse.

  • Attendre la fin du morceau et aller s’excuser .

 

COMMENT INVITER OU SE FAIRE INVITER  ?

 

Les Codes des Milongas du Rio de la Plata

Le Cabeceo : une façon traditionnelle d'inviter en Argentin : il s'agit d'un petit coup de tête adressé par l'homme à la femme, pour qu'elle vienne le rejoindre sur la piste. Attention, le côté traditionnel de cette invite, peut parfois laisser la place au doute quant au côté autoritaire et peu galant du danseur. Un simple regard appuyé auquel la femme a répondu, et une invite classique sont tout aussi efficaces et pratiqués.

Rappel : Le milonguero bien élevé, raccompagnera sa cavalière à sa table ( ce qui fait partie des usages normalement aussi chez nous).

Enfin, à la différence de la France, les femmes n'invitent pas ... tout au moins pas directement, mais le langage des yeux est une constante universelle dans tous les bals du monde, et les femmes en Argentine comme dans toute l'Amérique du Sud, y excellent.

Mirada et Cabeceo, l’invitation en Tango Argentin  

*la mirada (le regard) ou femmes et hommes se cherchent, se rencontrent ou s’évitent par le regard,

*suivi du cabeceo (petit mouvement discret de la tête) pour invitation par l’homme et confirmation par la femme de leur intention de danser ensemble.

L’homme s’approche alors de là où se tient la femme (il est possible de renouveler par précaution le cabeceo en suivant du regard) et ils entrent avec précaution sur la piste.

Il s’agit là d’une pratique remarquable  pour de nombreuses raisons :

  • elle s’inscrit résolument dans la démarche de séduction qui caractérise le Tango Argentin,

  • elle donne aux femmes et aux hommes le pouvoir de choisir avec qui elles ou ils aimeraient danser, car chacun peut éviter le regard qui cherche le sien,

  • elle évite aux femmes de devoir refuser l’invitation d’un homme qui viendrait jusqu’à leur table et avec qui elles n’ont pas l’intention de danser,

  • elle évite aux hommes l’affront de se voir refuser leur proposition de danse,

  • …… au global elle met la femme et l’homme sur un pied d’égalité.

  • La pleine réussite de cet usage nécessite plusieurs conditions, malheureusement peu souvent réunies en dehors du Rio de la Plata :

  • la connaissance de la pratique et de son intérêt,

  • une organisation physique de la milonga, l’idéal étant des tables tout autour de la piste, puis un « couloir de circulation » permettant aux danseurs de circuler facilement sous des prétextes divers (rejoindre leur table, aller au bar, saluer des amis, toilettes …)  créant ainsi les conditions favorables à la mirada. Puis une autre ligne de table …

  • réticence, voire peur des hommes et des femmes à la pratiquer,

  • Donc, faute de pratiquer « mirada/cabeceo » que se passe t il  ? La plupart du temps l’homme s’approche de la femme, voulez vous danser ?, réponse généralement oui, même si elle en aurait préféré un autre …. Elle ne choisit pas, elle subit.

    Par contre quelques tangueras peu informées, inquiètes peut-être de ne pas être invitées autant qu’elles le souhaiteraient, vont directement chercher les hommes avec un « fait moi danser » ou « tu n’as pas encore fait danser ce soir » … parfois autoritaire.. Cette pratique discourtoise (sauf si pratiquée entre véritables ami(e)s)  amène très rapidement une tension dans la Milonga, car les femmes plus discrètes et qui jouent le jeu, se voient « confisquer » les danseurs.

     

Enfin dégagez le plaisir d'être dans le lieu et au milieu des gens : rire et sourire sont toujours des signes du partage possible d'un bon moment. Mais surtout faites attention au cycle pervers : moins on m'invite, plus je me renfrogne, donc moins on m'invite.

Une seule solution : il faut po-si-ti-ver !

L’invitation verbale :
Tout en prônant un usage plus fréquent du cabeceo, il y a plusieurs situations où il est tout à fait approprié d’inviter quelqu’un verbalement. S’il arrive que vous soyez immédiatement à côté d’une autre personne que vous voulez inviter, il est plus simple d’utiliser la parole. Si vous êtes en conversation avec quelqu’un et qu’une tanda qui vous plaît se fait entendre, bien sûr, vous pouvez lui faire une invitation verbale. De plus, vu que le cabeceo ne fait pas encore partie de la tradition Européenne ce n’est pas tout le monde qui sait comment l’utiliser, donc, ce n’est pas évident de généraliser son emploi.


Suite prochaine rubrique........

 


 

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Une mirada particulière...

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